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A quoi servent les émotions ?


Dans mon tout premier post, j’écrivais que ma fille ainée, jusqu’à l’âge de 10 ans, exprimait très peu ses émotions. Je pensais que c’était un trait de son caractère et qu’il en serait toujours ainsi. Je me trompais et j’en étais le principal responsable.

Les choses ont changé à l’issue de la première rencontre de l’atelier Faber & Mazlish auquel j’ai participé. J’ai à cette occasion, et de manière régulière tout au long de mon cheminement avec la Communication NonViolente (CNV), pris conscience à quel point les émotions étaient nécessaires aux êtres humains et aux relations qu’ils ont les uns avec les autres, parce que j'ai pris conscience que nous sommes des êtres émotionnels. Je me suis également rendu compte que je n’étais attentif ni à mes émotions, ni à celles de ma fille, et qu’elle ne les partageait pas parce que, moi-même, je ne partageais pas les miennes.

J’ai compris ces dernières années que les émotions sont des sources d’information extrêmement précieuses sur nous-mêmes et les autres pour nous aider à adapter notre comportement en toute circonstance.

Comme le montre cette vidéo, ne pas écouter ses émotions, c'est comme ne pas prendre en compte les informations du tableau de bord de notre véhicule et faire comme si elles n'étaient pas là. C'est certainement plus confortable au moment où l'information apparait mais indéniablement plus risqué à moyen ou long terme.

Le moins que l’on puisse dire, et c'est ce que j'observe dans les stages et ateliers que j'anime ou tout simplement en observant les personnes autour de moi, c’est que la plupart d’entre nous n’a pas eu l’habitude d’écouter ses émotions et de les décrypter. Et si on ne le fait pas pour nous-même, c'est vraisemblablement encore plus difficile à le faire pour les autres, et nos enfants en particulier lorsqu'on en a.

C’est pourtant à mes yeux un excellent moyen d’être connecté aux autres et de mieux les comprendre. Donc, même si ça peut être très inconfortable, plutôt que de faire comme si les émotions n'existent pas ou d'essayer de les faire taire en disant par exemple à un enfant : « arrête de pleurer », « mais non, ça ne fait pas aussi peur que tu le dis », « tu te calmes tout de suite », je vous invite à les accueillir et les écouter. Je vous propose de les accepter telles qu’elles sont, même si vous ne les comprenez pas toujours au premier abord, et de chercher à comprendre ce qui se cache derrière … parce qu’il y a toujours quelque chose derrière une émotion, quelque chose de légitime pour la personne qui vit cette émotion.


Olivier Babando.

 

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